Blockchain (chaîne de blocs), un surcoût énergétique ?

Pour devancer toute interpellation éventuelle au sujet de l’impact environnemental d’une telle technologie qui apparaîtrait incompatible avec la nature même du projet Biocoin, voici quelques précisions pour éclairer, pour rassurer et mettre une fois pour toute les points sur les i.

Il est souvent mis en avant l’aspect écologiquement désastreux du “minage” (mining en anglais), ou littéralement “extraction de blocs”. Le bitcoin par exemple est basé sur cette méthode de minage appelée “Proof-of-Work”, c’est-à-dire preuve de travail – effectuée par des “mineurs” – dont effectivement l’impact environnemental peut poser un sacré problème compte tenu de la quantité d’énergie nécessaire.

Il se trouve que, contrairement au Bitcoin, la blockchain de BioCoin est basée sur la fourche de PeerCoin, utilisant la méthode “Proof-of-Stake”, c’est-à-dire preuve de participation ou preuve d’enjeu (nous préférons la traduction preuve d’enjeu*).

Or, il existe une grande différence entre ces deux méthodes : PoW d’un côté et PoS de l’autre. BioCoin utilise la seconde, moins énergivore. Et là, nous n’avons plus affaire à des “mineurs” mais à des “forgeurs”, car il ne s’agit plus de “mining” (minage) mais de “minting” (monnayage).

Cela peut sembler abstrait à bon nombre d’internautes et c’est bien normal, tout cela restant assez virtuel finalement. Néanmoins, sachez que nous répondons trois arguments :

1. Calculs

C’est la raison pour laquelle il n’y a pas de calculs particulièrement lourds dans un PoS. Les mécanismes PoS ne nécessitent pas de matériel informatique puissant et onéreux pour la maintenance de la blockchain et ne consomment pas beaucoup d’électricité. Les PoS demandent des ressources nettement plus petites par rapport aux PoW, à la louche d’un facteur 1000. C’est pourquoi on les considère comme une technologie verte.”

Pour ceux que cela intéresse, voici la source complète d’où cette citation est extraite :
http://blogchaincafe.com/les-consensus-proof-of-work-vs-proof-of-stake

Notez que j’ai moi-même entièrement traduit le document original décrivant la méthode Proof-of-Stake.

Autrement dit, ici, la méthode de “monnayage” qui se réalise à partir d’un ordinateur lambda n’engendre pas de surcoût énergétique, en tout cas pas plus que vous, lorsque vous surfez sur Internet.

Par ailleurs, faites un peu le tour de vos équipements nécessitant de l’énergie : smartphone, labtop, desktop, tablette, un ou deux écrans de télévision (dont un géant peut-être…), four, lave-linge, peut-être sèche-linge, réfrigérateur, congélateur, voiture, chauffage, électricité, etc… Comme disait Einstein, tout est relatif.

De plus, en analysant la finalité de l’ensemble des différentes actions humaines qui utilisent de l’énergie (et qui engendrent aussi un coût énergétique), nous serions surpris de constater que la plupart d’entre elles sont inutiles ! On parle beaucoup de “compensation carbone”, sans doute pour se donner bonne conscience. Mais le gaspillage commence par devoir être évité à la source.

Enfin, il est évident que la méthode PoS, moins gourmande que la bientôt obsolète PoW, sera elle-même certainement soit amériorée, soit supplantée par d’autres méthodes, les développeurs continuant d’innover dans ce domaine. Rapidité, sécurité et économie d’énergie étant les trois conditions qui motivent ces recherches en constante évolution. À noter que le fondateur de l’ethereum (ETH), Vitalik Buterin, a récemment déclaré que “le modèle proof-of-stake est l’avenir de la blockchain”.

2. Dématérialisation = moins d’impact

L’histoire nous mène vers un monde sans cash. Et ce n’est peut-être pas plus mal. Prenez une banque classique : pour les transactions encore en vigueur, les gens se déplacent (souvent en voiture en zone rurale) et s’arrêtent par exemple à un distributeur de billets. Il existe environ 57 000 DAB en France. Ces machines éclairées nuit et jour ont un coût. Les banques fiat le savent bien et travaillent d’ailleurs sur la question actuellement puisqu’une dématérialisation complète des transactions leur ferait économiser énormément.
Au-delà de cet aspect purement économique (quoi que non négligeable), c’est l’impact environnemental qui nous préoccupe. La blockchain, par définition, permet une transaction totalement dématérialisée.

Il existe à ce sujet énormément de littérature : cet article par exemple.

3. Énergies alternatives

Le projet BioCoin a justement pour but d’encourager les projets éco-responsables. Ainsi, toutes ces activités, directement ou indirectement liées à une démarche vertueuse, c’est-à-dire raisonnable envers l’environnement, sont au cœur même de la plateforme BioCoin. Nous soutenons plus que jamais le développement des alternatives énergétiques. Et rêvons de voir 100 % de green datacenters. L’énergie dont toute activité a besoin ne doit plus engendrer un problème environnemental, mais s’inscrire plutôt dans une forme d’économie circulaire. L’idéal étant également de pouvoir un jour recycler toute énergie dépensée, à côté de celle produite directement via les énergies que l’on appelle renouvelables ou alternatives (solaires, éolien, hydrolien, etc.)
La gestion de l’énergie, tout comme la gestion de nos déchets, est un sujet crucial auquel nous ne pouvons pas nous dérober.

D’ailleurs, pour les acteurs crypto qui sont encore au minage, il existe des alternatives (quand on veut, on peut) : https://coin24.fr/2017/11/08/kazuno-attire-mineurs-de-crypto-monnaie-grace-a-autosuffisance-energetique-remarquable/

Un développement conséquent de la production d’énergies alternatives est autant une nécessité qu’un devoir moral et éthique ! Il ne faut pas se leurrer, la plupart des grandes entreprises “classiques” n’en n’ont rien à faire de la planète et s’engouffrent dans des projets alternatifs seulement après avoir étudié leur rentabilité ; et c’est alors qu’en troisième argument le plus souvent, on peut lire “et en plus, c’est bon pour la planète”… (et ils voudraient une médaille aussi ?).

Nous, nous voyons d’abord l’aspect écologique. Si par la suite, cela engendre un avantage également pour le porte-monnaie, eh bien tant mieux. Rassurez-vous, il semble que les deux combinées soient plus que compatibles.

Si vous ne voulez pas faire payer à vos enfants le coût de la folie humaine de ces cinquante dernières années (plus largement depuis 150 ans) envers la nature, il est grand temps de faire preuve d’intelligence. Nous sommes d’accord que les problématiques impactant directement notre environnement doivent être absolument surmontées en parallèle.

Il se trouve que la coopérative LavkaLavka soutient les agriculteurs biologiques depuis environ huit ans maintenant et qu’elle est aujourd’hui persuadée que sa blockchain (en mode PoS donc) et son jeton BIO peuvent devenir un formidable instrument pour booster la transition écologique, tout en donnant à tous la possibilité de vivre correctement dans un environnement plus sain et de se nourrir sans craindre de mettre sa santé en danger, tout en ayant plaisir d’avoir accès à de la qualité.

Anne
Responsable BioCoin en Europe

BioCoin pourrait être ajouté à cette liste : http://blockchainmag.fr/cryptos-le-top-6-des-coins-eco-friendly

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*Pour les puristes, et sur demande, je pourrai répondre pourquoi.

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